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Le bilan carbone, éclairage sur ce grand chantier

Les scientifiques nous alertent, le GIEC nous avertit en détail… Des SOS restés sans réponse et un dérèglement climatique qui continue d’être relégué au second plan, encadré par une réglementation encore bien trop accommodante.

POURQUOI RÉALISER UN BILAN CARBONE ? 

Aujourd’hui, ce sont seulement 5 % des entreprises françaises, soit les entreprises de plus de 500 salariés, qui doivent mesurer les émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) de leurs activités.

Une exigence pas si exigeante, n’abordant qu’une infime partie du problème, les scopes 1 et 2. Que sont-ils ? Plus précisément, il s’agit des émissions directes, conséquences de l’utilisation de combustibles, de la consommation d’électricité (ou de chaleur) pour l’activité de l’entreprise, des bureaux et tout simplement, de notre vie au travail. 

Mais alors que manque-t-il ? Le scope 3, celui concernant les émissions indirectes, comme l’approvisionnement des matières premières qui implique production agricole et transport des marchandises ou encore, dans notre cas par exemple, la livraison du produit fini chez notre client. Grand délaissé, le scope 3 est pourtant au cœur des enjeux climatiques, l’identifier et l’analyser, permettraient à de nombreuses entreprises de développer des leviers pour réduire les émissions de GES qui y sont liées.
Les chiffres sont clairs, la limitation à +1.5°C d’ici 2100, est, à ce jour, inimaginable, à moins que l’on ne réagisse rapidement, efficacement et surtout que l’on soit proactif. 

Vous l’aurez compris, attendre une réglementation plus déterminante, n’est pas notre solution
Dès nos premiers pas, nous étions convaincus de la nécessité pour une entreprise de travailler sur sa propre chaîne de valeur, afin de mettre en place des actions concrètes, rapides et efficaces, plutôt que de contribuer à des projets de compensation carbone. 

Mais comment savoir par où commencer ?

 
Le bilan carbone, une ambition volontaire de scruter autant les scopes 1 et 2, que le scope 3. Un premier levier  permettant de mieux nous connaître, pour savoir précisément quelles sont nos sources d’émissions, pouvoir les chiffrer et participer ainsi à préserver le monde de demain.
Notre stratégie ? Le "carbone insetting" vs "carbone offsetting", dont le résultat nous a permis de mettre en place ces dernières années des actions durables, visant à réduire notre empreinte carbone comme : bannir les transports aériens pour nos approvisionnements de fleurs et innover avec l’installation de bornes électriques dans nos ateliers, pour les livraisons de nos produits par véhicules verts… 

BILAN GES RÉGLEMENTAIRE

SCOPE 1 Les émissions directes de GES des activités de Bergamotte qui peuvent notamment être liées à l’utilisation de chambres froides dans nos ateliers.

SCOPE 2 Les émissions indirectes liées à la consommation d’énergie pour nos bureaux et ateliers.

HORS CADRE RÉGLEMENTAIRE

SCOPE 3 Toutes les autres sources d’émissions, principalement celles liées aux activités de nos partenaires, depuis les champs de fleurs jusque chez vous. La mesure de ces données n’est pas concernée par la réglementation et dépend donc de la volonté de l’entreprise de les analyser. 


Notre bilan carbone nous a permis d’aller plus loin encore : 

LE BILAN CARBONE, QUÈSACO ?
Plus de doute, le bilan carbone est incontournable pour notre mobilisation. Il permet à l’entreprise de mesurer les émissions de gaz à effet de serre liées à ses activités sur un périmètre très large : de la production des matières premières à l’éclairage des bureaux. Pour en faciliter la lecture, ces données sont classifiées en trois scopes (oui, oui, ceux cités un peu plus haut). 

Quelles traces laissons-nous ? Collecter des données précises a demandé la participation  de toutes les équipes et de notre écosystème (nos fournisseurs, nos partenaires…) ainsi que du cabinet ECO2 avec qui nous avons récolté, condensé et analysé l’ensemble des datas. Ces données ont été consolidées dans un tableau de bord qui nous a permis de suivre nos impacts dans le temps et d’agir en conséquences. 

Réduire nos émissions : d’où viennent-elles ? Comprendre les sources d’émissions liées à nos activités nous permet d’identifier des leviers d’actions efficaces.

Faire bouger la filière horticole ensemble, tout le groupe (Bloom & Wild) s'entraide :  c’est ici que l’importance de l’analyse du scope 3, prend tout son sens. Cette initiative nous a offert l’opportunité de renforcer notre dialogue avec nos fournisseurs. Plutôt que de rejeter la responsabilité des émissions liées aux matières premières sur d’autres, Bergamotte avec l’aide du groupe dont nous faisons partie, a la volonté de contribuer à un mouvement collectif vers des pratiques plus durables. 


COMMENT S’Y CONNAÎTRE ?
On l’admet volontier, maîtriser le sujet des enjeux du développement durable n’est pas inné… C’est pourquoi notre équipe RSE, s’est d’abord formée à la méthodologie Bilan Carbone®, développée par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), l’organisation de référence en France, concernant ces sujets. Notre monde évoluant à 100 à l’heure, leur méthodologie publiée pour la première fois en 2004, est depuis sans cesse remise à jour.  Aujourd’hui elle est la méthodologie de comptabilisation et de réduction des gaz à effet de serre la plus utilisée en France. 

MÉTHODOLOGIE POUR CALCULER NOTRE EMPREINTE CARBONE

Souvenez-vous, comme nous l’expliquions plus haut, pour calculer l’empreinte carbone de nos fleurs et de nos plantes, il est nécessaire de compter dans notre étude plusieurs facteurs

  • Quantité d’énergie utilisée, origine de cette dernière (durable, fossile, …)
  • Quantité d'éléments essentiels à la production (différents intrants* : fertilisants, désherbants, insecticides, fongicides…). 
  • L’infrastructure nécessaire pour les faire grandir (serre, tunnel,...)
  • Les emballages qui protègent nos amies à feuilles et nos bouquets
  • Le transports en amont (des producteurs jusqu’à nos ateliers), puis en aval (de chez nous à chez vous)
  • La quantité de déchets que toutes ces activités laissent derrière elles


*Le mot “intrants” ne vous parle pas ? Devenez incollable sur le sujet ici

Découvrez notre exemple de calcul avec André, l’un de nos producteurs :

  • Les faits : André a consommé sur 1 année 100 000 000 de KWh : 30% de cette énergie vient du gaz naturel et 70% de l’énergie solaire.
  • Ce que l'on sait de plus : Sa surface de production est de 12 hectares et son rendement est de 225 tiges par m2, par an. Ainsi, on peut estimer la consommation énergétique liée à la production d'une tige.


RÉSULTAT ?

Pour savoir combien d’énergie consomme une tige (ou une plante), nous appliquons le calcul suivant :
Consommation énergétique / (rendement x surface) = XX KWh/ tige ou plante
Soit : 100 000 000 KWh / ( 225 tiges x 12 ha ) = 3.7 KWh / tige

Et pour connaître les émissions globales de CO2e de la production d’André, nous pouvons nous appuyer sur les bases de données de l’ADEME* en multipliant la quantité d’énergie par les émissions propres à chaque source.  


*Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie

L’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie,  nous indique donc que : 

  • La production d’énergie à partir de gaz naturel émet 0.443 kg CO2e par KWh ;
  • La production d’énergie à partir de panneaux photovoltaïques émet 0.032 kg CO2e par KWh. 


On a piqué votre curiosité ? Voici les taux de conversion des 5 autres types d’énergies répertoriées par l’ADEME, dont nous avons l’utilité :  

  •  Hydro-électrique : 0.013 kgCO2/kWh
  • Biomasse (Turbine à vapeur de déchets de bois) : 0.031 kgCO2/kWh
  • Réseau de chaleur : 0.107 kgCO2/kWh
  • Mix électrique : 0.415 kgCO2/kWh
  • Gaz naturel : 0.443 kgCO2/ KWh


RÉSULTAT ?

Une tige ou une plante émet :
(3.7 KWh x 70% x 0.032) + (3.7 KWh x 30% x 0.443) = 0.58 kg CO2e 

Source / https://www.bilans-ges.ademe.fr/documentation/UPLOAD_DOC_FR/index.htm?renouvelable.htm
Documentation Base Carbone (ademe.fr)
Eco2mix – Emission de C02 par kWh électrique en France | RTE (rte-france.com)
https://youmatter.world/fr/co2-kwh-electricite-france-mix-electrique/

Pour mieux comprendre les résultats de notre bilan carbone :  


CE QUE VEULENT DIRE CES RÉSULTATS ?
Nous avons pu mesurer l’impact de la fabrication de nos matières premières principales (fleurs, plantes, accessoires et emballages), et conclure qu’il s’agit de la moitié, des émissions totales de GES (Gaz à Effet de Serre) de Bergamotte.  

Quel est le facteur générant le plus d’émissions de CO2 ? 

Sans grande surprise, il s’agit de la production agricole. Et comme le dit l’expression, “Qui, ne dit mot…” ne peut aller bien loin, le dialogue avec nos producteurs est donc l'un des fondements de notre politique d’achats. Nos différentes équipes (chargée de projet impacts écologiques, Sophie, notre dénicheuse de plantes, Quentin, notre dénicheur de fleurs…) rendent donc régulièrement visite à nos producteurs-partenaires. Dans le cadre de notre quête d’un résultat cohérent, de notre empreinte carbone, 25 d’entre eux ont répondu à plus 40 questions minutieusement préparées, concernant leurs pratiques. Ici, pour nous aider, ils ont accepté de nous fournir 3 éléments clés :  


  1. Quelle est la source d’énergie utilisée précisément ? Quelle consommation en fait-on à l’année ? 
  2. Quelle surface de production couvre-t-elle ? 
  3. Combien de tiges, plantes…, peuvent-elles aider à produire par m² ? 


Pour nous, il était incontournable de poser ces questions, elles permettent d’obtenir les résultats les plus précis possibles. 3 informations, 3 données, 3 leviers clés pour estimer l’empreinte carbone liée à l’énergie nécessaire, pour produire une tige ou une plante. 

“Seulement une tige ou une plante ? Et pour le reste de la production, comment faites-vous ?”

Pas de panique, afin d’avoir une idée de l’empreinte carbone globale, nous ajoutons les émissions qui découlent des autres facteurs comme : l’emballage, les intrants, les infrastructures et bien évidemment les déchets. Cette étape de la méthodologie que nous appliquons, est la plus délicate… Pourquoi ? Parce qu’elle demande une grande ouverture d’esprit de la part de nos producteurs. Certains ne sont pas enclins à partager leurs chiffres et pour les rares réfractaires, nous basons notre réflexion sur les moyennes observées dans le secteur, à partir de différentes études. Une fois ce travail d’exploration terminé, il suffit simplement de multiplier les émissions produites par tige ou par plante, par le nombre total de tiges utilisées pour la production d’un bouquet ; ou concernant les plantes, le nombre nécessaire pour répondre à la demande de notre clientèle.

  L’ESSENTIEL À RETENIR 

  • Ce bilan carbone et les résultats qui en ressortent, nous ont permis d’avoir une photographie réaliste de nos activités : nous connaissons à présent avec précision nos principales sources d’émissions et pouvons mettre en place des actions efficaces pour nous améliorer. 


  • Nos études ont aussi montré que la filière horticole n’avait pas encore le goût de la transparence. Nous aurions aimé pouvoir nous comparer aux autres entreprises du secteur, mais à notre connaissance, personne en dehors de notre groupe n'a publié son rapport sur les scopes 1, 2 et 3. 


  • On en apprend tous les jours, même sur soi ! Nous connaissions déjà bien notre chaîne de valeur, désormais, nous la connaissons mieux. Obtenir toutes les données nécessaires auprès de nos partenaires n’a pas toujours été simple, ce travail de collecte demande avant tout de savoir poser les bonnes questions, même celles qui fâchent ou qui sont soigneusement éludées... 25 producteurs de fleurs et de plantes, 3 transporteurs et 10 autres partenaires (fournisseurs d’emballages, entreprises de gestion des déchets…) se sont impliqués dans ce grand projet et nous sommes ravis d’avoir pu compter sur eux.  Nous souhaitons être un acteur positif dans notre écosystème, pour contribuer à cette transition collective vers des pratiques plus durables. Un pari que l’on gagne doucement, mais sûrement,  année après année. 


  • La précision des données, un facteur important, mais parfois difficile à dénicher sur le terrain. Pour mesurer certains postes, nous devons compter sur des hypothèses et des approximations… Cette faille est la limite de la méthodologie utilisée, une limite que nous avons envie de dépasser. Concrètement, cela veut dire que, par exemple, l’impact carbone lié à la production d’une rose a pu servir à estimer celui d’autres variétés que nous utilisons dans nos bouquets.

NOTRE PLAN D'ACTION POUR 2022

 Nous devons continuer nos efforts pour réduire ces émissions en travaillant main dans la main avec nos producteurs. En 2022, pour accompagner notre démarche, nous mettrons en place un cahier des charges spécifique, qui définira nos exigences et favorisera les bonnes pratiques agricoles. 

Même si nous travaillons déjà avec des transporteurs engagés, comme notre partenaire Chronopost, qui réalise 100 % de ses courses parisiennes en véhicules propres, ou Coursier.fr dans 70 % des cas ;  nous avons l’envie et le devoir d’augmenter la part de nos livraisons en transports plus verts de 25 % à Paris et sa banlieue proche, d’ici 2022.  

Développer de nouvelles solutions d'upcycling, favoriser l’approvisionnement en accessoires et emballages intégrant des matières recyclées, atteindre le 0 plastique pour nos emballages… Autant d’actions qui vont nécessiter de redoubler de créativité, en faveur de l'écoconception de nos produits. 

Nos habitudes de vie au travail, font aussi partie des actions à mettre en place pour réduire notre impact. Et le changement commence par la mobilisation de chacun : éteindre les lumières, réduire la quantité de mails envoyés, nettoyer sa boîte mail, utiliser des moyens de transports écologiques, préparer son déjeuner chez soi pour réduire les déchets aux bureaux… Ce sont autant de solutions qui doivent devenir des habitudes quotidiennes. 

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